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samedi 29 novembre 2008
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Attention, certaines photographies et sons peuvent heurter la sensibilité des jeunes visiteurs.
Dario Argento est considéré comme un dingue dans le milieu du cinéma ; pourtant celui-ci est l’ambassadeur d’un style à part entière le Giallo, peut-être inventé par un certain Mario Bava dès les années 60.
Chez Argento, dans ce style Giallo (caractérisé par de grandes scènes de meurtres excessivement sanglant, un jeu de caméra très stylisé et une musique inhabituelle !) le point d’orgue, le clou du spectacle, pourrait être le film Phenomena (Avec : Jennifer Connely , Donald Pleasance , Daria Nicolodi ; Alice, Le Petit Poucet, Hansel et Gretel, Le petit Chaperon Rouge : une référence à l’univers des contes, plongée kubrickienne en forêt !)
Phenomena est la première oeuvre que réalise Dario Argento en tant que producteur, livrant un film d’auteur total qu’il contrôle de A à Z.
On peut souligner ses travaux précoces d’assistant réalisateur avec Sergio Leone pour qui il inventa la scène d’ouverture dans Le Bon, la Brute et le Truand (la mouche en gros plan sur le visage du personnage...), ses collaborations musicales avec Goblin, Iron Maiden, Ennio Morricone ainsi que ses talents de compositeur, producteur, editeur, scenariste et acteur...
Il y a un profond malaise qui existe dans l’approche critique du cinéma de Dario Argento , et somme toute elle prend sa racine dans ce Phenomena , film qui marque pour beaucoup de ses fans le début d’une forme de décadence. Pourtant aujourd’hui encore, le cinéaste cite cette œuvre comme l’une de ses favorites. La raison d’un grand rejet par certains peut alors apparaître évidente : c’est le film d’un changement radical chez son auteur. C’est une œuvre magnifique sur la fin du cinéma d’horreur, et Argento sait sans doute déjà pertinemment qu’il ne pourra plus servir le genre comme autrefois.
Retrouvons quelques éclaircissements donnés par le maître :
Dario Argento parle, en français, à l’occasion d’un hommage, projections et débat, lui étant rendu à Paris en 2006.
Dario Argento c’est aussi un père, qui fit tourner sa fille Asia dès l’adolescence et la lança dans sa carrière d’actrice-réalisatrice... Elle avait débuté plus tôt, à l’âge de 9 ans avec Sergio Citti.